J’ai rejoint la régie du SIEDS en 1985 comme dessinateur au bureau de dessin. À l’époque, la cartographie se faisait entièrement à la main : calques, polyester, encre de Chine. Nous mettions à jour les plans un à un, avant l’arrivée du numérique. Cette transition a marqué un tournant majeur. Sous l’impulsion d’un directeur passionné d’informatique, nous avons été parmi les premiers à engager une informatisation complète de la cartographie. Les feuilles cadastrales étaient numérisées, les relevés terrain intégrés, et les premiers systèmes d’information géographique ont vu le jour. Depuis, les outils n’ont cessé d’évoluer, jusqu’aux technologies actuelles et à l’intelligence artificielle.
J’ai construit l’ensemble de ma carrière dans cet univers, jusqu’à devenir responsable du Pôle SIG (Système d’information géographique). Les évolutions techniques ont été considérables, et j’ai pu les accompagner grâce à des formations régulières et à des missions de plus en plus orientées vers le management. Je suis resté fidèle à un même domaine, tout en accompagnant des évolutions qui ont changé notre façon de travailler.
Je suis profondément attaché au modèle des entreprises locales de distribution. Avant d’y entrer, je travaillais déjà en tant que prestataire pour la régie du SIEDS et mon père y était chef d’exploitation à Parthenay. J’ai grandi dans cette ambiance. Enfant, je voyais mon père partir en astreintes, gérer les appels de nuit, les dépannages et puis il y a cette solidarité avec les équipes. C’est là que j’ai compris ce que signifiait la notion de service public. J’aurais pu rester dans le privé mais j’ai choisi de rejoindre cette grande famille, pour ses valeurs et pour la stabilité qu’elle offrait.
Ce que j’ai toujours apprécié, c’est la possibilité d’évoluer. Dans ma génération, personne n’est resté toute sa carrière dans le même service. Les parcours sont variés et les passerelles sont réelles, même si l’évolution demande du temps. C’est ce que je transmets aux jeunes : la patience, la rigueur et l’engagement finissent toujours par ouvrir des portes.
Les entreprises locales de distribution portent des valeurs fortes, un lien au territoire, un sens du service public qui m’ont accompagné tout au long de ma carrière. J’ai terminé cadre, à la tête d’une équipe, ce que je n’aurais jamais imaginé en commençant. Avec le recul, je referais exactement le même parcours.